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PAC, bois, solaire : le trio gagnant de MaPrimeRénov’ en 2025

En 2025, MaPrimeRénov’ cible la décarbonation du chauffage. Pompe à chaleur, bois, solaire thermique : la chaleur renouvelable revient au cœur des stratégies de rénovation. Voici ce que les installateurs doivent intégrer.

26 août 2025

Temps de lecture :

5 min

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1. Une mutation stratégique de MaPrimeRénov’ en 2025

Depuis sa création en 2020, MaPrimeRénov’ a connu plusieurs ajustements. Mais 2025 marque un changement de cap majeur : le programme se recentre sur un objectif de décarbonation massive du parc de chauffage résidentiel, en cohérence avec la stratégie nationale bas-carbone.

Ce changement s’accompagne d’un recentrage assumé sur trois axes :

  • La sortie du chauffage fossile (fioul, gaz).

  • Le soutien accru aux équipements fonctionnant aux énergies renouvelables.

  • L’incitation à coupler rénovation thermique et substitution du système de production.

Pour les professionnels du secteur, cela signifie deux choses : un réalignement des gestes aidés et une remise en avant des technologies de chaleur renouvelable parfois négligées ces dernières années.

2. Qu’est-ce que la « MaPrimeRénov’ décarbonation » ?

Cette version renforcée de MaPrimeRénov’ est intégrée depuis janvier 2024 dans le programme standard, avec une montée en puissance prévue jusqu’en 2026. Elle repose sur deux piliers :

  • Un forfait équipement décarboné, attribué à tout remplacement d’un système fossile par un équipement ENR performant.

  • Un bonus de sortie des énergies fossiles, cumulable avec certains gestes d’isolation.

Les équipements ciblés par la décarbonation sont :

  • Pompes à chaleur air/eau ou eau/eau (y compris hybride sous conditions).

  • Chaudières biomasse performantes (granulés, bûches).

  • Systèmes solaires combinés (chauffage + eau chaude).

  • Réseaux de chaleur alimentés par ENR (bois, géothermie, solaire).

3. Une nouvelle dynamique pour les installateurs

De nombreux professionnels avaient délaissé certaines solutions ENR (comme le solaire thermique ou les chaudières bois) au profit des pompes à chaleur. Mais la nouvelle structuration des aides crée une dynamique favorable pour diversifier l’offre.

En 2025, les gestes ENR présentent :

  • Des primes en hausse, notamment en remplacement d’un chauffage gaz ou fioul.

  • Un meilleur taux de prise en charge pour les ménages modestes.

  • Une valorisation supplémentaire dans les rénovations globales.

Les installateurs qui maîtrisent plusieurs technologies (PAC, bois, solaire thermique) sont donc mieux positionnés pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des dispositifs de financement.

4. Évolution des forfaits MaPrimeRénov’ 2025 : ce qu’il faut retenir

Type d’équipement

Montant MPR décarbonation (ménage très modeste)

Conditions

PAC air/eau

Jusqu’à 5 000 €

Remplacement d’un chauffage fossile

PAC géothermique

Jusqu’à 11 000 €

Audit préalable souvent requis

Chaudière granulés

Jusqu’à 10 000 €

Rendement et émission de particules contrôlés

Solaire thermique (ECS ou combiné)

Jusqu’à 6 500 €

Certification CSTBat exigée

Raccordement réseau chaleur ENR

Jusqu’à 2 000 €

Attestation de performance réseau

Ces forfaits peuvent être complétés par :

  • Des primes CEE (si cumulables sans double valorisation).

  • Des aides locales (ex : régions, intercommunalités).

  • Des prêts bonifiés ou taux zéro, selon les cas.

5. Les gestes qui remontent sur le terrain

Selon les remontées des territoires et les données compilées par l’Anah et les délégataires CEE, plusieurs tendances émergent au premier semestre 2025 :

  • Retour du solaire thermique dans les maisons individuelles avec combles non aménagés (pose simplifiée, amélioration du rendement).

  • Progression des chaudières granulés dans les zones rurales, avec un gain en autonomie énergétique.

  • Demande croissante pour les PAC géothermiques, particulièrement dans les projets en rénovation globale dans les zones subventionnées.

À noter également l’émergence de solutions hybrides (PAC + bois), qui séduisent une clientèle soucieuse de limiter l’intermittence en hiver tout en valorisant les ENR.

6. Ce que les installateurs doivent absolument intégrer

La montée en puissance de la décarbonation implique une adaptation à plusieurs niveaux :

a. Dossier administratif plus structuré

Les équipements ENR sont plus techniques à justifier. Il faut :

  • Des fiches techniques détaillées.

  • Un certificat de conformité.

  • Des preuves de dépose de l’ancien système (photos, factures).

La rigueur documentaire est donc indispensable.

b. Connaissance renforcée des fiches CEE

En cas de cumul MPR + CEE, il faut maîtriser les nouvelles fiches BAR-TH-104, BAR-TH-113, BAR-TH-143, etc., et vérifier les conditions d’éligibilité, les niveaux de performance minimale, la traçabilité des opérations.

c. Argumentaire commercial à adapter

De nombreux clients ne connaissent pas les solutions bois ou solaire thermique, ou en ont une vision datée (peu performante, contraignante). Il revient aux professionnels de démontrer :

  • La régularité de production (stockage, pilotage),

  • Le gain économique sur le long terme,

  • L’intérêt environnemental et patrimonial (indépendance énergétique, valorisation du bien).

7. Vigilance sur les points bloquants

Plusieurs obstacles sont encore identifiés sur le terrain :

  • Délais d’instruction des dossiers pour les solutions bois ou hybrides, plus longs que pour une PAC classique.

  • Accès limité à certaines aides locales pour les systèmes mixtes.

  • Besoin de qualification RGE spécifique pour certaines catégories (chauffage bois, solaire thermique) : attention aux installateurs non certifiés dans le bon domaine.

  • Difficulté à démontrer les gains dans les cas de chauffage électrique remplacé par ENR, car MaPrimeRénov’ décarbonation cible d’abord les systèmes fossiles.

Il est donc conseillé d’évaluer en amont l’éligibilité complète du client, y compris via un audit ou un accompagnement technique.

8. Une opportunité de repositionnement pour les entreprises locales

Les installateurs capables de proposer une approche globale (isolation, production, régulation) avec intégration de solutions ENR ont un avantage concurrentiel fort en 2025. De plus, dans certains territoires (ZNI, zones rurales, montagnes), la chaleur renouvelable devient une solution recommandée dans les appels à projets ou plans locaux d’énergie.

Les entreprises qui savent :

  • dimensionner un système,

  • sécuriser un dossier MaPrimeRénov’,

  • combiner aides et financements,

    seront mieux positionnées sur le marché à moyen terme.

Conclusion

MaPrimeRénov’ décarbonation, dans sa version 2025, redonne une place centrale aux équipements de chaleur renouvelable. Cette mutation n’est pas simplement technique ou administrative : elle remet en jeu les équilibres économiques du secteur, en valorisant les solutions performantes, durables, et plus respectueuses du climat.

Pour les installateurs, c’est l’occasion de monter en compétence, de diversifier leurs offres, et de proposer une réponse adaptée aux attentes environnementales et économiques de leurs clients. La réussite passe par la maîtrise technique, mais aussi par la structuration des dossiers, la veille sur les aides, et l’adaptation des pratiques terrain.

1. Une mutation stratégique de MaPrimeRénov’ en 2025

Depuis sa création en 2020, MaPrimeRénov’ a connu plusieurs ajustements. Mais 2025 marque un changement de cap majeur : le programme se recentre sur un objectif de décarbonation massive du parc de chauffage résidentiel, en cohérence avec la stratégie nationale bas-carbone.

Ce changement s’accompagne d’un recentrage assumé sur trois axes :

  • La sortie du chauffage fossile (fioul, gaz).

  • Le soutien accru aux équipements fonctionnant aux énergies renouvelables.

  • L’incitation à coupler rénovation thermique et substitution du système de production.

Pour les professionnels du secteur, cela signifie deux choses : un réalignement des gestes aidés et une remise en avant des technologies de chaleur renouvelable parfois négligées ces dernières années.

2. Qu’est-ce que la « MaPrimeRénov’ décarbonation » ?

Cette version renforcée de MaPrimeRénov’ est intégrée depuis janvier 2024 dans le programme standard, avec une montée en puissance prévue jusqu’en 2026. Elle repose sur deux piliers :

  • Un forfait équipement décarboné, attribué à tout remplacement d’un système fossile par un équipement ENR performant.

  • Un bonus de sortie des énergies fossiles, cumulable avec certains gestes d’isolation.

Les équipements ciblés par la décarbonation sont :

  • Pompes à chaleur air/eau ou eau/eau (y compris hybride sous conditions).

  • Chaudières biomasse performantes (granulés, bûches).

  • Systèmes solaires combinés (chauffage + eau chaude).

  • Réseaux de chaleur alimentés par ENR (bois, géothermie, solaire).

3. Une nouvelle dynamique pour les installateurs

De nombreux professionnels avaient délaissé certaines solutions ENR (comme le solaire thermique ou les chaudières bois) au profit des pompes à chaleur. Mais la nouvelle structuration des aides crée une dynamique favorable pour diversifier l’offre.

En 2025, les gestes ENR présentent :

  • Des primes en hausse, notamment en remplacement d’un chauffage gaz ou fioul.

  • Un meilleur taux de prise en charge pour les ménages modestes.

  • Une valorisation supplémentaire dans les rénovations globales.

Les installateurs qui maîtrisent plusieurs technologies (PAC, bois, solaire thermique) sont donc mieux positionnés pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des dispositifs de financement.

4. Évolution des forfaits MaPrimeRénov’ 2025 : ce qu’il faut retenir

Type d’équipement

Montant MPR décarbonation (ménage très modeste)

Conditions

PAC air/eau

Jusqu’à 5 000 €

Remplacement d’un chauffage fossile

PAC géothermique

Jusqu’à 11 000 €

Audit préalable souvent requis

Chaudière granulés

Jusqu’à 10 000 €

Rendement et émission de particules contrôlés

Solaire thermique (ECS ou combiné)

Jusqu’à 6 500 €

Certification CSTBat exigée

Raccordement réseau chaleur ENR

Jusqu’à 2 000 €

Attestation de performance réseau

Ces forfaits peuvent être complétés par :

  • Des primes CEE (si cumulables sans double valorisation).

  • Des aides locales (ex : régions, intercommunalités).

  • Des prêts bonifiés ou taux zéro, selon les cas.

5. Les gestes qui remontent sur le terrain

Selon les remontées des territoires et les données compilées par l’Anah et les délégataires CEE, plusieurs tendances émergent au premier semestre 2025 :

  • Retour du solaire thermique dans les maisons individuelles avec combles non aménagés (pose simplifiée, amélioration du rendement).

  • Progression des chaudières granulés dans les zones rurales, avec un gain en autonomie énergétique.

  • Demande croissante pour les PAC géothermiques, particulièrement dans les projets en rénovation globale dans les zones subventionnées.

À noter également l’émergence de solutions hybrides (PAC + bois), qui séduisent une clientèle soucieuse de limiter l’intermittence en hiver tout en valorisant les ENR.

6. Ce que les installateurs doivent absolument intégrer

La montée en puissance de la décarbonation implique une adaptation à plusieurs niveaux :

a. Dossier administratif plus structuré

Les équipements ENR sont plus techniques à justifier. Il faut :

  • Des fiches techniques détaillées.

  • Un certificat de conformité.

  • Des preuves de dépose de l’ancien système (photos, factures).

La rigueur documentaire est donc indispensable.

b. Connaissance renforcée des fiches CEE

En cas de cumul MPR + CEE, il faut maîtriser les nouvelles fiches BAR-TH-104, BAR-TH-113, BAR-TH-143, etc., et vérifier les conditions d’éligibilité, les niveaux de performance minimale, la traçabilité des opérations.

c. Argumentaire commercial à adapter

De nombreux clients ne connaissent pas les solutions bois ou solaire thermique, ou en ont une vision datée (peu performante, contraignante). Il revient aux professionnels de démontrer :

  • La régularité de production (stockage, pilotage),

  • Le gain économique sur le long terme,

  • L’intérêt environnemental et patrimonial (indépendance énergétique, valorisation du bien).

7. Vigilance sur les points bloquants

Plusieurs obstacles sont encore identifiés sur le terrain :

  • Délais d’instruction des dossiers pour les solutions bois ou hybrides, plus longs que pour une PAC classique.

  • Accès limité à certaines aides locales pour les systèmes mixtes.

  • Besoin de qualification RGE spécifique pour certaines catégories (chauffage bois, solaire thermique) : attention aux installateurs non certifiés dans le bon domaine.

  • Difficulté à démontrer les gains dans les cas de chauffage électrique remplacé par ENR, car MaPrimeRénov’ décarbonation cible d’abord les systèmes fossiles.

Il est donc conseillé d’évaluer en amont l’éligibilité complète du client, y compris via un audit ou un accompagnement technique.

8. Une opportunité de repositionnement pour les entreprises locales

Les installateurs capables de proposer une approche globale (isolation, production, régulation) avec intégration de solutions ENR ont un avantage concurrentiel fort en 2025. De plus, dans certains territoires (ZNI, zones rurales, montagnes), la chaleur renouvelable devient une solution recommandée dans les appels à projets ou plans locaux d’énergie.

Les entreprises qui savent :

  • dimensionner un système,

  • sécuriser un dossier MaPrimeRénov’,

  • combiner aides et financements,

    seront mieux positionnées sur le marché à moyen terme.

Conclusion

MaPrimeRénov’ décarbonation, dans sa version 2025, redonne une place centrale aux équipements de chaleur renouvelable. Cette mutation n’est pas simplement technique ou administrative : elle remet en jeu les équilibres économiques du secteur, en valorisant les solutions performantes, durables, et plus respectueuses du climat.

Pour les installateurs, c’est l’occasion de monter en compétence, de diversifier leurs offres, et de proposer une réponse adaptée aux attentes environnementales et économiques de leurs clients. La réussite passe par la maîtrise technique, mais aussi par la structuration des dossiers, la veille sur les aides, et l’adaptation des pratiques terrain.

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