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Certification RGE : les pièges de la recertification 2025

En 2025, la recertification RGE devient plus exigeante. Trop d’artisans échouent pour des erreurs évitables. Voici ce que vous devez absolument anticiper pour sécuriser votre qualification.

26 août 2025

Temps de lecture :

6 min

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Pourquoi la recertification RGE est devenue un point de rupture

La mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) reste, en 2025, un passage obligatoire pour les installateurs qui souhaitent faire bénéficier leurs clients des aides à la rénovation énergétique (CEE, MaPrimeRénov’, Éco-PTZ, aides régionales, etc.).

Mais obtenir la certification n’est plus le plus difficile. Le vrai enjeu aujourd’hui, c’est de la conserver dans la durée.

Chaque année, des centaines d’entreprises perdent leur qualification à la suite d’une recertification mal anticipée, d’un audit non conforme ou d’un dossier incomplet. Ces suspensions ont des conséquences immédiates : perte de chantiers, impossibilité de signer des devis aidés, dégradation de l’image de marque.

Alors que les contrôles se multiplient en 2025, il est essentiel de maîtriser les nouvelles règles du jeu. Voici ce que vous devez savoir – et surtout éviter – pour rester RGE.

Ce qui change réellement en 2025

La réforme initiée par l’arrêté du 23 juillet 2020 a été pleinement déployée entre 2021 et 2024. Mais 2025 marque une nouvelle étape : celle de la consolidation et du durcissement des exigences, notamment au moment de la recertification.

Les nouveautés à prendre en compte :

  • Audit obligatoire sur chantier réel terminé pour toutes les entreprises.

  • Justification d’activité effective dans chaque domaine de travaux visé.

  • Contrôle renforcé pour les entreprises ayant eu un manquement dans les 4 années précédentes.

  • Fin des recertifications automatiques : tout renouvellement implique désormais un dossier complet, avec preuves à l’appui.

En clair : même si vous avez été RGE pendant 4 ans, rien ne garantit votre renouvellement sans une vigilance rigoureuse sur les preuves techniques, les pièces administratives et la traçabilité des chantiers.

Les erreurs les plus fréquentes 

1. Pas de chantier RGE disponible pour l’audit

C’est la cause n°1 de rejet. Pour renouveler, l’organisme certificateur doit pouvoir auditer un chantier achevé réalisé dans le domaine de travaux concerné. En l’absence de chantier disponible (ou éligible), la demande est automatiquement rejetée.

À faire : conservez une trace de tous les chantiers potentiellement auditables et planifiez-en un spécifiquement dans les 6 mois précédant votre échéance de recertification.

2. Dossier administratif incomplet ou non conforme

Factures mal libellées, bordereaux déchets manquants, absence de fiche technique, PV de réception non signé… Ce sont ces détails qui font tomber des dossiers complets.

Bon réflexe : créez un dossier standardisé pour chaque chantier avec :

  • Attestation de TVA

  • Fiches techniques équipements

  • Devis et facture détaillés

  • Relevé de mise en service

  • Suivi de déchets

3. Domaine RGE mal déclaré ou non représentatif

Certains installateurs se font certifier dans un domaine mal adapté à leur activité réelle. Résultat : aucun chantier n’est jugé représentatif, et la qualification ne peut être renouvelée.

Exemple courant : être certifié pour les chaudières biomasse (BAR-TH-113) alors qu’on ne pose plus que des PAC (BAR-TH-104).

À faire : avant de renouveler, vérifiez que vos chantiers récents correspondent bien au domaine RGE demandé. Sinon, demandez un transfert ou une extension.

4. Audit raté pour des défauts sur chantier

Même des professionnels expérimentés peuvent échouer à cause de détails négligés : absence de calfeutrage, mauvais ancrage mural, défaut de protection électrique, etc.

Les contrôleurs RGE sont désormais formés pour relever tout écart par rapport aux DTU et fiches techniques. Ils ne se contentent plus d’une vérification visuelle superficielle.

Préparation utile : réalisez un audit blanc, en interne ou via un bureau d’études indépendant, 2 à 3 mois avant le passage officiel.

5. Dépôt du dossier hors délai

Un dossier de recertification doit être déposé plusieurs mois avant la date d’expiration. Un retard même d’une semaine peut entraîner la perte du label, avec obligation de repartir à zéro (référent à requalifier, audit initial, délais de traitement…).

À noter : certains certificateurs (Qualibat, Qualit’EnR) exigent une instruction complète 2 mois avant expiration.

Astuce : programmez une alerte administrative 6 mois avant la fin de votre certificat.

Zoom sur les audits RGE en 2025 : plus ciblés, plus techniques

Le taux d’audit RGE a fortement augmenté sur certaines catégories sensibles :

  • Pompes à chaleur air/eau (BAR-TH-104)

  • Isolation par l’extérieur (BAR-EN-101)

  • Chauffe-eaux thermodynamiques (BAR-TH-164)

  • Systèmes de ventilation (BAR-TH-160)

Pourquoi ces gestes sont-ils ciblés ? Parce qu’ils concentrent :

  • Un grand volume de CEE,

  • Des non-conformités récurrentes (dimensionnement, percement, ventilation mal réalisée),

  • Des signalements clients en hausse.

Les audits concernent aussi bien :

  • Des chantiers récents (moins de 6 mois),

  • Que des installations en fonctionnement,

  • Et parfois des chantiers terminés dans des logements inhabités.

Il est donc indispensable de prévoir dès la conception du chantier une conformité à l’audit, et de conserver toutes les preuves.

Risques en cas d’échec : conséquences immédiates

Perdre sa qualification RGE ne signifie pas seulement une perte d’image. Cela bloque :

  • L’émission de devis CEE ou MaPrimeRénov’


  • Le déclenchement des primes pour vos clients


  • L’accès à certains appels d’offres publics


Et surtout, une recertification ratée peut obliger à recommencer toute la procédure, avec délais allant de 3 à 6 mois. Pendant ce temps, vous êtes exclu du marché des aides.

Bonnes pratiques pour réussir sa recertification

Action à mettre en place

Pourquoi c’est essentiel

Suivi régulier des chantiers RGE

Garantir la disponibilité d’un chantier à auditer

Audit blanc sur un chantier en cours

Préparer l’équipe et repérer les écarts

Dossier technique standardisé

Gagner du temps et sécuriser la conformité documentaire

Veille sur les exigences des fiches BAR/EN

Rester à jour face à l’évolution des contrôles

Formation continue du référent

Préserver la compétence interne exigée

Pilotage par un logiciel de suivi (ex : iCRM, QualiPV Manager)

Centraliser les pièces et gérer les échéances automatiquement

Perspectives 2026 : vers un RGE plus orienté performance

Plusieurs évolutions sont à l’étude :

  • RGE “Performance” : obligation de démontrer l’impact réel sur la consommation énergétique (via IoT, capteurs, DPE post-travaux).

  • Notation publique des entreprises certifiées (inspirée de la transparence sur les auto-écoles ou les organismes de formation).

  • Renforcement du lien entre RGE et CEE : un seul écart sur chantier peut bloquer deux types d’aides.

Cela suppose pour les installateurs une montée en compétence continue, une rigueur documentaire accrue, et une capacité à démontrer leurs résultats sur le long terme.

En 2025, être RGE ne suffit plus. Il faut être en mesure de démontrer, documenter et auditer votre qualité. La recertification n’est pas un simple renouvellement administratif : c’est un contrôle global de votre activité.

En anticipant les audits, en professionnalisant votre gestion documentaire et en gardant une veille technique sur les gestes aidés, vous sécurisez non seulement votre qualification, mais aussi votre compétitivité sur le marché.

Pourquoi la recertification RGE est devenue un point de rupture

La mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) reste, en 2025, un passage obligatoire pour les installateurs qui souhaitent faire bénéficier leurs clients des aides à la rénovation énergétique (CEE, MaPrimeRénov’, Éco-PTZ, aides régionales, etc.).

Mais obtenir la certification n’est plus le plus difficile. Le vrai enjeu aujourd’hui, c’est de la conserver dans la durée.

Chaque année, des centaines d’entreprises perdent leur qualification à la suite d’une recertification mal anticipée, d’un audit non conforme ou d’un dossier incomplet. Ces suspensions ont des conséquences immédiates : perte de chantiers, impossibilité de signer des devis aidés, dégradation de l’image de marque.

Alors que les contrôles se multiplient en 2025, il est essentiel de maîtriser les nouvelles règles du jeu. Voici ce que vous devez savoir – et surtout éviter – pour rester RGE.

Ce qui change réellement en 2025

La réforme initiée par l’arrêté du 23 juillet 2020 a été pleinement déployée entre 2021 et 2024. Mais 2025 marque une nouvelle étape : celle de la consolidation et du durcissement des exigences, notamment au moment de la recertification.

Les nouveautés à prendre en compte :

  • Audit obligatoire sur chantier réel terminé pour toutes les entreprises.

  • Justification d’activité effective dans chaque domaine de travaux visé.

  • Contrôle renforcé pour les entreprises ayant eu un manquement dans les 4 années précédentes.

  • Fin des recertifications automatiques : tout renouvellement implique désormais un dossier complet, avec preuves à l’appui.

En clair : même si vous avez été RGE pendant 4 ans, rien ne garantit votre renouvellement sans une vigilance rigoureuse sur les preuves techniques, les pièces administratives et la traçabilité des chantiers.

Les erreurs les plus fréquentes 

1. Pas de chantier RGE disponible pour l’audit

C’est la cause n°1 de rejet. Pour renouveler, l’organisme certificateur doit pouvoir auditer un chantier achevé réalisé dans le domaine de travaux concerné. En l’absence de chantier disponible (ou éligible), la demande est automatiquement rejetée.

À faire : conservez une trace de tous les chantiers potentiellement auditables et planifiez-en un spécifiquement dans les 6 mois précédant votre échéance de recertification.

2. Dossier administratif incomplet ou non conforme

Factures mal libellées, bordereaux déchets manquants, absence de fiche technique, PV de réception non signé… Ce sont ces détails qui font tomber des dossiers complets.

Bon réflexe : créez un dossier standardisé pour chaque chantier avec :

  • Attestation de TVA

  • Fiches techniques équipements

  • Devis et facture détaillés

  • Relevé de mise en service

  • Suivi de déchets

3. Domaine RGE mal déclaré ou non représentatif

Certains installateurs se font certifier dans un domaine mal adapté à leur activité réelle. Résultat : aucun chantier n’est jugé représentatif, et la qualification ne peut être renouvelée.

Exemple courant : être certifié pour les chaudières biomasse (BAR-TH-113) alors qu’on ne pose plus que des PAC (BAR-TH-104).

À faire : avant de renouveler, vérifiez que vos chantiers récents correspondent bien au domaine RGE demandé. Sinon, demandez un transfert ou une extension.

4. Audit raté pour des défauts sur chantier

Même des professionnels expérimentés peuvent échouer à cause de détails négligés : absence de calfeutrage, mauvais ancrage mural, défaut de protection électrique, etc.

Les contrôleurs RGE sont désormais formés pour relever tout écart par rapport aux DTU et fiches techniques. Ils ne se contentent plus d’une vérification visuelle superficielle.

Préparation utile : réalisez un audit blanc, en interne ou via un bureau d’études indépendant, 2 à 3 mois avant le passage officiel.

5. Dépôt du dossier hors délai

Un dossier de recertification doit être déposé plusieurs mois avant la date d’expiration. Un retard même d’une semaine peut entraîner la perte du label, avec obligation de repartir à zéro (référent à requalifier, audit initial, délais de traitement…).

À noter : certains certificateurs (Qualibat, Qualit’EnR) exigent une instruction complète 2 mois avant expiration.

Astuce : programmez une alerte administrative 6 mois avant la fin de votre certificat.

Zoom sur les audits RGE en 2025 : plus ciblés, plus techniques

Le taux d’audit RGE a fortement augmenté sur certaines catégories sensibles :

  • Pompes à chaleur air/eau (BAR-TH-104)

  • Isolation par l’extérieur (BAR-EN-101)

  • Chauffe-eaux thermodynamiques (BAR-TH-164)

  • Systèmes de ventilation (BAR-TH-160)

Pourquoi ces gestes sont-ils ciblés ? Parce qu’ils concentrent :

  • Un grand volume de CEE,

  • Des non-conformités récurrentes (dimensionnement, percement, ventilation mal réalisée),

  • Des signalements clients en hausse.

Les audits concernent aussi bien :

  • Des chantiers récents (moins de 6 mois),

  • Que des installations en fonctionnement,

  • Et parfois des chantiers terminés dans des logements inhabités.

Il est donc indispensable de prévoir dès la conception du chantier une conformité à l’audit, et de conserver toutes les preuves.

Risques en cas d’échec : conséquences immédiates

Perdre sa qualification RGE ne signifie pas seulement une perte d’image. Cela bloque :

  • L’émission de devis CEE ou MaPrimeRénov’


  • Le déclenchement des primes pour vos clients


  • L’accès à certains appels d’offres publics


Et surtout, une recertification ratée peut obliger à recommencer toute la procédure, avec délais allant de 3 à 6 mois. Pendant ce temps, vous êtes exclu du marché des aides.

Bonnes pratiques pour réussir sa recertification

Action à mettre en place

Pourquoi c’est essentiel

Suivi régulier des chantiers RGE

Garantir la disponibilité d’un chantier à auditer

Audit blanc sur un chantier en cours

Préparer l’équipe et repérer les écarts

Dossier technique standardisé

Gagner du temps et sécuriser la conformité documentaire

Veille sur les exigences des fiches BAR/EN

Rester à jour face à l’évolution des contrôles

Formation continue du référent

Préserver la compétence interne exigée

Pilotage par un logiciel de suivi (ex : iCRM, QualiPV Manager)

Centraliser les pièces et gérer les échéances automatiquement

Perspectives 2026 : vers un RGE plus orienté performance

Plusieurs évolutions sont à l’étude :

  • RGE “Performance” : obligation de démontrer l’impact réel sur la consommation énergétique (via IoT, capteurs, DPE post-travaux).

  • Notation publique des entreprises certifiées (inspirée de la transparence sur les auto-écoles ou les organismes de formation).

  • Renforcement du lien entre RGE et CEE : un seul écart sur chantier peut bloquer deux types d’aides.

Cela suppose pour les installateurs une montée en compétence continue, une rigueur documentaire accrue, et une capacité à démontrer leurs résultats sur le long terme.

En 2025, être RGE ne suffit plus. Il faut être en mesure de démontrer, documenter et auditer votre qualité. La recertification n’est pas un simple renouvellement administratif : c’est un contrôle global de votre activité.

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